15 avr. 2018

Le petit mensonge de Dieu 🌻🌻🌻🌻🌻

Auteur(s) : Cyril Massarotto
Saga : Dieu est un pote à moi
Genre : Contemporaine
Edition : France Loisirs - 2014
Nombres de pages : 282





La Quatrième :

Dieu est un pote à moi. Ou plutôt il l’était, jusqu’à ce que je décou­vre son men­songe. C’était il y a une seconde à peine, juste à l’ins­tant de ma mort. Je pen­sais dis­pa­raî­tre dans le néant, comme il me l’avait tou­jours dit. Mais il m’a menti !
Il y a quel­que chose, après…
Pas vrai­ment le para­dis, pas l’enfer non plus. J’attends quel­ques expli­ca­tions !






Qu'est-ce que j'en pense ? 

J'ai décidé, grâce au challenge #NewYearBookChallenge d'Opalyne, de sortir le livre le plus vieux de ma PAL.
Ce livre est la suite d'un livre lu il y a un bout de temps et que j'avais vraiment apprécié 😊. J'avais d'ailleurs étrangement encore un souvenir détaillé de ma lecture (bonne preuve que cette lecture m'avait plu 😉) et il m'a été très facile de replonger dans cette histoire d'amitié.

Comme pour le "tome 1", on se retrouve dans un dialogue sur la vie, la mort et l'humanité entre le personnage principal et Dieu. Je tiens à préciser qu'ici, Dieu ne représente aucun des Dieux des religions actuelles, c'est une vision propre à l'auteur, une divinité sans confessions religieuses en particulier.

Le sujet principal est une discussion philosophique mais très légère. Les personnages passent de profondes réflexions, introspections à des blagues qu'ils se font entre eux. Ça rend réellement la lecture très agréable et les pages filent sous nos yeux. De plus, ce côté très simple, sans fioritures, pas trop alambiqué rend les émotions encore plus vrai, encore plus touchant.
J'ai d'ailleurs versé quelques larmes 💧. 

Alors si vous voulez vous interroger sur la vie, la mort et ce qui se passe entre les deux mais sans se prendre la tête et sans entrer dans de grandes théories, je vous conseille ce roman dont le but est plus de se poser des questions sur l'humanité que sur l'endroit où l'on va après la mort.

9 avr. 2018

L'œil de Chaac 🌻🌻🌻🌻

Auteur(s) : Emma Lanero
Saga :
Genre : Fantastique - Jeunesse
Edition : Gulf Stream - 2016
Nombres de pages : 332






La Quatrième :

Une sphère envoyée au IXe siècle par Chaac, le dieu de la pluie, déclenche des cataclysmes mettant fin à la civilisation maya. En 2005, Keith, un délinquant exilé au Venezuela, recherche cette sphère avant qu'elle ne tombe entre de mauvaises mains. Il voyage jusqu'au Guatemala en compagnie d'un ancien chamane et de l'énigmatique Kaya dans une quête initiatique.






Qu'est-ce que j'en pense ? 

Suite de mon Challenge Gulf Stream Editeurs 😍 avec l’œil de Chaac. Ami amoureux d'exploration et d'Indiana Jones, si vous aussi enfant vous souhaitiez partir à l'aventure pour découvrir de nouveaux mystères, ce livre est fait pour vous 👍! 

Ce livre est un peu un thriller fantastique plein de poésie et ce fût pour moi une très bonne lecture
Mon cœur va d'abord vers le suspens, mais je ne parle pas forcément du suspens que l'on ressent quand on est face à l'incertitude sur la façon dont va se dérouler l'intrigue, mais plus sur le fait que l'on soit au courant de choses que les personnages principaux ne savent pas et qu'il ne se rendent pas compte qu'ils sont en train de se faire berner. C'était très frustrant, j'avais envie de leur dire "mais regardez, c'est une embrouille, ce gars est mauvais !", mais cette frustration a pimenté ma lecture alors merci à l'autrice pour cet aspect de son récit 😉.

Autre petit fil rouge durant l'histoire, les changements de point de vue. En effet, on en a souvent. Entre les personnages, certes, mais également sous des points de vue extérieurs. Et plus précisément des point de vues de la Nature et ses créatures sur l'Homme (dédicace au scarabée pour ceux qui ont lu le livre 😜). C'est un procédé que j'ai fortement apprécié.

Et bonus, à la fin on a la postface de l'auteur qui nous éclaire sur ce qu'elle a voulu transmettre dans ce livre. Petite fierté personnelle (il en faut des fois 😝), comme je l'avais ressenti, il y a un fort symbolisme qui est décliné tout au long de cette histoire.
Après cette postface, elle nous détaille aussi certaines notions développées durant le roman et cela permet de refermer le livre en ayant acquis de nouvelles connaissances (pour ma part en tout cas). Que du plus en clair ✅!

Je conseille vraiment ce livre aux aventuriers et aux amoureux de la jungle 😊 !

29 mars 2018

Shades of magic 🌻🌻🌻🌻🌻

Auteur(s) : V. E. Schwab
Saga : Shades of Magic
Genre : Fantasy
Edition : Lumen - 2017
Nombres de pages : 505


La Quatrième :

Kell est le dernier des Visiteurs, des magiciens capables de voyager d’un monde à l’autre. Des mondes, il y en a quatre, dont Londres est le centre à chaque fois. Le nôtre est gris, sans magie d’aucune sorte. Celui de Kell, rouge, et on y respire le merveilleux avec chaque bouffée d’air. Le troisième est blanc : les sortilèges s’y font si rares qu’on s’y coupe la gorge pour voler la moindre incantation. Le dernier est noir, noir comme la mort qui s’y est répandue quand la magie a dévoré tout ce qui s’y trouvait, obligeant les trois autres à couper tout lien avec lui.
Depuis cette contagion, il est interdit de transporter un  objet d’un monde à l’autre. C’est pourtant ce que va faire Kell,  pour défier la famille royale qui l’a pourtant adopté comme son fils, et le prince Rhy, son frère, pour qui il donnerait pourtant sa vie sans hésiter. Et un jour, il commet l’irréparable : il passe une pierre noire comme la nuit dans le Londres gris où une jeune fille, Lila, la lui subtilise. Mais la magie n’attire jamais à elle personne par hasard !


Qu'est-ce que j'en pense ? 

J'ai enfin sauté le pas et ai lu ce premier tome écrit par V.E. Schwab, livre recommandé par quasiment tous les booktuber que je suis. Bien que j'ai attendu pour le lire, c'est un des rares romans que j'ai acheté dès sa sortie 👍.

Alors maintenant, quels sont mes retours ? Eh bien... J'ai aimé mais j'ai une petite déception.

L'écriture de V.E. Schwab est très fluide, simple et vraiment imagée. J'ai très bien pu me créer mentalement l'environnement du roman sans aucune difficulté.

Pour continuer, il est clair que le système magique est super intéressant. J'ai pu vous en parler après ma lecture du premier tome de la saga des Quatre Éléments de Clélie Avit, j'adore les systèmes magiques qui se basent sur les éléments. Ça me fait littéralement rêver comme pouvoir, j'adore.
Donc ici, j'étais servie et surtout parce qu'en plus deux éléments sont rajoutés aux éléments naturels habituels, l'os et le sang. Et le fait que la magie de sang existe et se manifeste d'une façon différente des autres, comme une magie supérieure, était très sympa.
Les personnages sont géniaux. J'ai aimé qu'ils ne soient pas parfaits, qu'ils aient leur but dans la vie et qu'il puissent faire des erreurs. D'ailleurs le caractère de Lila est un petit coup de cœur, son côté rebelle est vraiment top et même un peu comique à certains moments.
Enfin, l'intrigue est très bien ficelée, je n'ai jamais ressenti de longueurs ou de baisse d'intérêt lors de ma lecture bien que ce tome fasse quand même 500 pages📖.

Mais alors quel est mon petit bémol ? La fin. Eh oui.
Vu la hype autour de cette saga, je pensais que la fin était complètement folle et donnait envie de se jeter sur la suite et en fait...bah non... Pour tout vous dire sans vous spoiler, cette fin pourrait tout à fait être une fin de one-shot. Du coup, il m'a manqué ce petit plus, ce petit cliff-hanger qui me donne tellement envie de continuer une saga 😕.

J'avoue que, pour le coup, je vais me concentrer sur les lectures qui sont déjà dans ma bibliothèque avant de foncer acheter Shades of Shadows et d'ailleurs c'est peut-être pas si mal pour ma PAL 😅.


28 mars 2018

Son Excellence Eugène Rougon 🌻🌻🌻🌻

Auteur(s) : Émile Zola
Saga : Les Rougon-Macquart
Genre : Classique
Edition : Bibebook (ebook) - 2016
Nombres de pages : 427



La Quatrième :

Voici un roman centré autour d'un personnage, et ce personnage lui-même ne vit que par et pour la politique. Voici un roman où la politique ne fait pas une apparition occasionnelle, comme dans "L'Éducation sentimentale" ou même Lucien Leuwen, mais qui, d'emblée, se propose de montrer les coulisses gouvernementales, les aspects officiels de la vie politique, et aussi bien ses dessous, nous fait assister à une séance de l'Assemblée et à un conseil des ministres. Un roman qui présente l'ambition politique comme une idée fixe, comme une passion mobilisant toutes les forces d'un homme. Ce n'est pas si mince originalité, du moins à la fin du XIX e siècle. Rassurons-nous, en effet, tout cela se passe sous le Second Empire : aucune allusion à notre siècle finissant n'est à craindre. Et pourtant..
 


Qu'est-ce que j'en pense ? 

Oyez oyez ! Nouvelle lecture du groupe des Zolettes 😁. Notre LC continue avec le 6ème roman de la série de ce cher Zola.

Bon j'avoue que je ne partais pas très confiante dans ce livre. En effet, le peu d'Eugène Rougon que j'avais pu entrevoir dans les premiers opus ne m'avait pas forcément intéressée à ce personnage. Donc bon, découvrir un tome qui portait son nom m'emballait moyennement 😅.

Mais heureusement toute l'histoire, bien qu'articulée autour d'Eugène Rougon, ne se focalise pas sur lui. Cette lecture va lever le voile sur l'implication de l'aînée de Pierre et Félicité Rougon dans le pouvoir en place et comment il devient influent même si certes c'est par intermittence.
Ce livre suit un axe très politique et étrangement, j'ai vraiment bien aimé. Comme le fait si bien Zola, il nous dépeint les intrigues de la cour, les manigances des différentes personnes qui tournent autour du pouvoir et comment les réputations et les amitiés se font et se défont.

Mais pour moi ces intrigues ont une saveur encore plus particulière car le personnage le plus ambitieux, inventif et libre, à mon sens, est une femme 😍. Et pour un livre écrit au XIXe siècle c'est tellement agréable ! Car vraiment le traitement de ce personnage féminin est très bien fait : son ambition, son intelligence et sa liberté ne sont pas développés comme une tare ou un travers mais tout simplement comme son caractère, sans dérision.

De plus, il faut l'avouer, cette lecture m'a permis de réviser mes notions sur l'administration française qui finalement n'a pas tant changé que ça. Merci Professeur Zola 😉.

En résumé, c'était une très bonne lecture bien que ça ne soit pas un de mes préféré. Et sincèrement ce n'est pas le Zola que je recommanderais à un néo-lecteur de cet auteur.

20 mars 2018

Lady Mechanika tome 1 🌻🌻🌻🌻🌻

Auteur(s) : Joe Benitez
Saga : Lady Mechanika : Le mystère du corps mécanique
Genre :Comics - Science-fiction
Edition : Glénat - 2016
Nombres de pages : 112





La Quatrième :

Dans un monde fait de magie et de science, une femme enquête sur son passé...
Elle est l’unique survivante d’une terrible expérience qui l’a laissée avec deux bras mécaniques. N’ayant aucun souvenir de sa captivité ou de son existence passée, elle s’est construit une nouvelle vie d’aventurière et de détective privée. Elle use de ses capacités uniques pour agir là où les autorités en sont incapables. Mais la quête de son passé perdu ne s’arrête jamais. Les journaux l’ont appelée : “ Lady Mechanika ” !





Qu'est-ce que j'en pense ? 

Je suis malade 😷. Et quand je suis malade, j'ai du mal à lire. Du coup quand on arrive pas vraiment à lire un pavé mais qu'on veut lire que fait-on ? On lit un illustré 👍. Et mon choix s'est porté sur le tome 1 de Lady Mechanika, comics aux allures steampunk (💗) qui nous plonge dès le début dans la quête de l'héroïne : d'où vient-elle et qui l'a créée ?

Et c'est comme cela qu'on entre dans le monde imaginé et dessiné par Joe Benitez.
En parlant de "dessiné", les dessins et l'univers sont super immersifs et détaillés. Les couleurs sont en parfaite adéquation avec le monde steampunk qu'a voulu créer l'auteur-illustrateur 🎨.


Donc déjà, j'ai vraiment accroché  à l'univers graphique, + 1 !

Et puis ensuite, il y a cette histoire super addictive de personnage à part, ni femme ni machine, idolâtrée par les habitants de la ville et qui recherche les détails de sa "création". On veut nous aussi découvrir son passé, la façon dont a été créée c'est sûr mais également découvrir ses liens avec certains des personnages que l'on croise dans ce premier opus. Son acolyte est une personne très intéressante qui à l'air de traîner derrière lui un lourd passif, qui le fait boire jusqu'à plus soif.

J'ai adoré ce tome et pour tout vous dire ... Le 2 a déjà rejoint ma PAL 😉

11 mars 2018

Marx et la poupée 🔥🔥🔥🔥🔥

Auteur(s) : Maryam Madjidi
Saga :
Genre : Témoignage
Edition : Le Nouvel Attila - 2017
Nombres de pages : 208






La Quatrième :

Depuis le ventre de sa mère, Maryam vit de front les premières heures de la révolution iranienne. Six ans plus tard, elle rejoint avec sa mère son père en exil à Paris. À travers les souvenirs de ses premières années, Maryam raconte l’abandon du pays, l’éloignement de sa famille, la perte de ses jouets – donnés aux enfants de Téhéran sous l’injonction de ses parents communistes -, l’effacement progressif du persan au profit du français qu’elle va tour à tour rejeter, puis adopter frénétiquement, au point de laisser enterrée de longues années sa langue natale.



Qu'est-ce que j'en pense ? 

La consigne de mars du #NewYearBookChallenge lancé par Opalyne était de lire un livre sur une cause qui nous tient à cœur. C'est comme cela que je me suis dirigée vers ce premier livre de Maryam Madjidi 😊.
Ce roman est le témoignage de causes et évènements qui me touchent. Il dépeint l'exil, l'intégration et la condition de femmes .

En plus des thèmes si importants développés dans ces pages, je n'ai pas pu passer à côté de cette façon particulière qu'à Maryam Madjidi d'écrire son texte. Tantôt elle parle de son histoire comme un narrateur le ferait d'un conte, tantôt c'est elle qui reprend la parole, c'est de nouveau sa voix qu'elle fait entendre. Cela apporte un réel relief à son histoire et un côté poétique non négligeable 📜.

Ce côté poétique est renforcé par des visions qui peuplent tout le récit qui permettent de donner vie aux émotions et réflexions de l'autrice. J'ai beaucoup aimé ces images et ces histoires oniriques qui donnent corps à la tragédie interne qui se déroulent lorsqu'on a du fuir d'un pays pour s'intégrer à un autre.
La relation entre ancienne et nouvelle langue, la position des parents exilés face à l'intégration de leur enfant, le déni des racines, le besoin de les retrouver, la liberté d'agir pour les femmes voici quelques un des différents thèmes qui se rapportent à l'histoire familiale de l'autrice.

Le premier roman de Maryam Madjidi est fort, poignant et poétique. Je l'ai dévoré en très peu de temps et je suis pressée de découvrir où cette autrice nous emmènera dans un prochain ouvrage. C'est un très beau coup de cœur que je vous encourage à découvrir 💛. 

8 mars 2018

Le maire qui aimait les arbres 🌻🌻🌻🌻

Auteur(s) : Jean Chalendas
Saga :
Genre : Nouvelle
Edition : Actes Sud - 2017
Nombres de pages : 64





La Quatrième :

L'arbre au cœur de la cité a cédé sa place aux voitures, au bitume. En disparaissant, c'est l'espace de déploiement du lien social qui disparaît. Un maire s'insurge contre ce phénomène d'isolement de sa population et entreprend d'agir. Cette nouvelle en forme de conte appelle à rêver de l'enchantement d'un monde où la ville retrouverait la proximité de la forêt qui lui a fait place. On peut également lire ce texte comme un manifeste politique qui évoque des solutions concrètes pour les cités de demain.





Qu'est-ce que j'en pense ? 

Dès que j'ai entendu parler de cette nouvelle j'ai eu envie de la lire 😊.
Dans le cadre de mon travail d'écologue je suis amenée à travailler avec les élus et à les conseiller sur la gestion de l'environnement de leur commune que ça soit au sein de la ville ou dans les milieux naturels en périphérie. Donc forcément j'ai accroché avec la thématique 🌳.

Le gros point positif de cet écrit c'est qu'il n'est pas dans la critique, dans la morale. Le personnage du maire a mûri son projet, articule ses arguments, mais sans donner des leçons à ses administrés. Il s'appuie seulement sur des résultats observables dans sa commune et ailleurs, et leur laisse tout simplement le temps de se rendre compte de la plus-value paysagère mais également sur la qualité de vie et la dimension sociale de ces aménagements naturels.
Et je pense que c'est exactement la meilleure façon de faire pour que les gens prennent conscience de leur environnement, en comprennent les fonctionnements, les services que la nature nous rend, pour ensuite mieux la protéger sans que cela devienne un corvée, une obligation. Les riverains deviennent eux mêmes les gardiens des espaces qui les entourent.
Enfin cela permet également de se mettre à la place des élus et de pouvoir savoir comment leur parler.

Mais cette nouvelle n'est pas seulement sur cette thématique, nous sommes également dans l'histoire d'une amitié, d'un partage entre deux personnes d'âges différents. La façon dont les deux s'inspirent mutuellement et permet d'avancer dans la vie est superbe 💚.

Bien que ce texte soit court il m'a beaucoup plu et je le conseille, bien entendu au amoureux de la nature, mais pas seulement. L'arbre et son intégration dans la commune n'est pas décrit seulement par sa valeur écologique et donc peut intéresser tout le monde alors si vous avez l'occasion de lire Le maire qui aimait les arbres, saisissez là 😀.