3 août 2018

Sanctuaires 🌻🌻🌻🌻🌻

Auteur(s) : Clélie Avit
Saga : La saga des Quatre Éléments
Genre : Fantasy
Edition : Éditions du Masque (MSK) - 2016
Nombres de pages : 439


Les Vents, les Terres, les Eaux, les Feux. Quatre éléments, quatre territoires : la Friyie. Quand Ériana a rencontré Setrian, jeune messager des Vents, elle ignorait tout du danger qui menaçait le pays , de la prophétie qui la désignait et des pouvoirs qu’elle détenait. Il aura fallu une quête en territoire des Terres, un périple riche d’aventures et de rencontres, et l’affrontement avec les membres du terrible Velpa pour qu’elle s’accepte comme celle qui sauvera les quatre communautés. Après les Messagers des Vents, Clélie Avit continue avec Sanctuaires sa généreuse et palpitante saga fantastique. Ériana, affranchie de ses doutes et sous la précieuse protection de Setrian, poursuit la vaste mission qu’elle s’est vue confier par le conseil des Vents. Pour cela, elle va au-devant des quatre éléments, de son apprentissage et des connaissances révélées par la prophétie. Mais la prophétie n’en finit pas de dévoiler ses secrets, et les obstacles seront au rendez-vous, plus douloureux que jamais.


Qu'est-ce que j'en pense ? 

J'avais très envie de continuer cette saga et le temps permettant des fins d'après-midi posée à la plage, je me suis dit que c'était le moment parfait 🌞.

Eh bien, pour ce qui est de l'écriture, elle est fidèle au tome 1 et c'est très agréable car cela permet à l'histoire de rester fluide et constante. Dans ce deuxième tome, plusieurs groupes se forment et cela impacte l'histoire et la façon dont Clélie Avit doit rédiger son roman. De ce fait, le récit est entrecoupé de sauts dans l'espace permettant de passer d'une équipe à l'autre. Cela donne du rythme et du dynamisme à l'intrigue et ce n'est pas pour me déplaire 😊.

Après la forme, parlons du fond. L'histoire reprend pile à l'endroit où le tome 1 nous avait laissé ce qui accentue cet effet de fluidité dans le passage d'un tome à l'autre. Et pour ceux qui, comme moi, ont laissé un peu de temps passer entre la lecture du 1 et du 2, des petits rappels sont placés çà et là, par petites touches ce qui n'alourdit pas le début du livre avec un effet "previously in la saga des Quatre Éléments" 😆.
La nature des péripéties changent un peu, de nouvelles alliances font surface et permet de surprendre un peu le lecteur. Petit plus pour le personnage de Gabrielle qui, dans cet opus prend une plus grande part dans l'histoire et nous la voyons voir autrement que dans le premier tome, elle gagne nettement en profondeur au niveau de sa personnalité.

Cependant comme dans Les messagers des vents la romance principale était encore un peu trop mièvre à mon goût. Du "je t'aime", "moi aussi", "mais je ne peux pas être ce que tu attends de moi", "je ne suis pas digne de te protéger" en veux-tu en voilà, c'est too much pour moi (déso, pas déso 😆). La deuxième intrigue amoureuse qui se met en place entre deux autres personnages, elle, m'a plus plu. Elle est plus subtile, moins "facile" et j'ai apprécié lire les chapitres développant ces sentiments plus contrastés.

Enfin, la fin est très sympa et donne clairement envie de lire le tome 3. Mais je lance un warning 🚨!
Je sens dans ces derniers chapitres les prémices d'un triangle amoureux et c'est clairement pas un bon point pour moi... J'espère que ça n'était qu'un moment passager et que l'ont va vite oublier cette petite tentative de trio.

17 juil. 2018

La boîteuse 🌻🌻🌻🌻

Auteur(s) : Françoise Grard
Saga :
Genre : Thriller - Jeunesse
Edition : Gulf Stream éditeur - 2016
Nombres de pages : 245


Je n'aurais pu dire pourquoi cette certitude se glissait en moi comme un serpent froid entre mes omoplates. Seulement que je savais que mon salut ne passerait plus par lui ; une évidence monstrueuse qui ne me révoltait même pas. Wilfred ne viendrait plus.
Trahie par Wilfred, qui l'a abandonnée seule et blessée au milieu des Highlands désertes, Aurore, revenue infirme d'Ecosse, se protège des autres et de l'amour comme elle le peut. La jeune femme se reconstruit à tâtons et étouffe en elle colère et angoisses, bien décidée à ne plus jamais entendre parler de celui qu'elle a tant aimé. Mais à la suite d'étranges révélations et de signes inquiétants, elle doit se résigner, malgré elle, à remonter sa piste. Tandis que le mystère s'épaissit, elle s'aperçoit que, prise au piège des apparences, elle s'est trompée sur lui. Découvrir la vérité sur Wilfred entraînera la jeune fille au coeur de lourds secrets et d'un terrible drame familial.



Qu'est-ce que j'en pense ? 

J'ai enchaîné ma lecture de juin du Gulf Stream Challenge (#gulfstreamchallenge sur Instagram) avec celle de juillet, La boîteuse de Françoise Grard.

Et mon avis sera en demies-teintes.

Premièrement, j'ai aimé la façon d'écrire de l'autrice. Pendant que je parcourais le livre au début, la description de l'accident, de la douleur, des difficultés de se déplacer m'ont touchée sentimentalement et même physiquement. En effet, il y a quelques années je me suis blessée très fortement. Pas autant qu'Aurore heureusement pour moi mais j'ai eu une convalescence lente et des pics de douleur à ma cheville très aigus. Et lorsque que je lisais l'histoire, j'avais des réminiscence de ma douleur passée. Ce qui me fait dire que, sur moi, la plume de Françoise Grard a été immersive.
Bien entendu, mon passé a joué une grand part dans mon appréciation, mais je pense qu'elle saura vous trouver même sans avoir expérimenté ce genre de blessure.
J'étais happée dans cette histoire d'abandon, de rejet, de reconstruction. J'ai beaucoup apprécié le côté ni blanc ni noir des sentiments d'Aurore. En effet, même quand une personne nous a fait du mal, si on l'a aimé profondément, on le déteste mais nos sentiments passés ne disparaissent pas d'un coup de baguette magique. Dans ce roman, l'autrice nous montre bien cette ambivalence dans la tête et le cœur de son personnage principal.

Mais passons à l'aspect que j'ai moins aimé : la fin. Et oui, l'autrice a bien développé à mon goût les 2 premiers tiers de son roman, j'étais plongée dans cette recherche de la vérité et la fin retombe comme un soufflé (j'aime bien cette expression en ce moment 😆). On a presque l'impression que l'autrice a dû se dépêcher de trouver une fin alors qu'elle n'était pas inspirée et, malheureusement, ce n'est pas du tout cohérent et crédible, de mon point de vue.

C'est vraiment dommage car je pense que Françoise Grard avait ce qu'il fallait pour créer une meilleure fin, au vue du début de son ouvrage. Cependant, malgré cela, j'ai passé un très bon moment de lecture 😊.

15 juil. 2018

Sang-de-lune 🔥🔥🔥🔥🔥

Auteur(s) : Charlotte Bousquet
Saga :
Genre : Science-Fiction - Jeunesse
Edition : Gulf Stream éditeur - 2016
Nombres de pages : 312




Alta. Une cité où les femmes sont soumises à l'autorité des fils-du-soleil. Gia, comme toutes les sang-de-lune, doit docilement se plier aux règles édictées par le conseil des Sept, sous peine de réclusion, ou pire, de mort. Impossible d'échapper au joug de cette société où règne la terreur. Pourtant, le jour où sa petite soeur Arienn découvre la carte d'un monde inconnu, les deux jeunes filles se prennent à rêver à une possible liberté. Mais ce rêve est bientôt menacé par l'annonce du mariage de Gia. Le temps presse, elles doivent fuir. Or, pour atteindre ce monde mystérieux qui cristallise leurs espoirs, toutes deux doivent traverser les Régions Libres, un territoire effrayant où cohabitent hordes barbares et créatures monstrueuses, issues de la matière même de l'obscurité.



Qu'est-ce que j'en pense ? 

Lecture de juin de mon Challenge Gulf Stream, ce roman est un coup de cœur complet 💙! 

Par où commencer ? D'abord, comme dans Là où tombent les anges, la plume est fluide et va directement à l'essentiel, ce qui accentue les passages violents autant physiquement que mentalement. De plus l'écriture de Charlotte Bousquet est fortement imagée. En effet, grâce à ses descriptions, elle nous fait entrer dans son monde et pendant toute la lecture nous nous retrouvons dans ce monde très sombre, terne et plutôt froid (couleurs bleue, violet, beige...). Cette ambiance fait opposition aux puits de lumière et au Soleil de manière générale, divinité au cœur de cette civilisation.

Tiens parlons de cette civilisation justement. L'autrice arrive très bien à décrire la dualité entre soumission et rébellion qui se créer dans l'esprit de l'héroïne. De plus, elle arrive à nous donner un sentiment d'injustice et même, pour ma part, de colère en découvrant les principes de ce monde si misogyne (et c'est peu de le dire 😡 !).

Dans la seconde partie de l'histoire, les différents sentiments de Gia sont magnifiquement développés sans tomber dans le pathos gratuit et pour ça je tire mon chapeau à Charlotte Bousquet !
Sans oublier un énorme point positif pour la lectrice que je suis, il n'existe pas dans cette histoire de love interest sans but et c'est tellement rafraichissant dans un livre Young Adult. Les intrigues amoureuses sont toujours sporadiques et expliquent certaines réactions des personnages, ce ne sont pas des sentiments lancés comme ça sans réflexion. A noter également des amours homosexuels qui ne sont pas sur-expliqués, pour les justifier comme on  le retrouve souvent. Ici ce sont des sentiments, point. Pas de distinction et encore une fois merci Charlotte Bousquet pour cela 👍.

Bref vous comprendrez que je suis tombée carrément amoureuse de ce livre et je conseille et re-conseille pour tout ceux qui souhaite une première approche de la littérature féministe 😊.

4 juil. 2018

Le poison de la vérité 🌻🌻🌻🌻

Auteur(s) : Kathleen Barber
Saga :
Genre : Thriller
Edition : Michel Lafon - 2018
Nombres de pages : 398




Josie et Caleb filent le parfait amour à New York. Ce que Caleb ignore, c’est que Josie a changé d’identité quelques années auparavant. Elle avait 15 ans et vivait dans l’Illinois lorsque sa vie a basculé. Son père a été abattu d’une balle en pleine tête dans leur maison. Lanie, sa sœur jumelle, a assisté à la scène et a accusé Warren, leur jeune voisin, condamné à perpétuité. Alors quand Josie découvre qu’un podcast écrit par la journaliste Poppy Parnell, et suivi par des millions d’Américains, reprend l’enquête, dans le but d’innocenter Warren, elle prend peur. Car ce podcast pourrait bien remettre toute sa vie en question. Et révéler une vérité que Josie n’est peut-être pas prête à entendre.


Qu'est-ce que j'en pense ? 

Et voici l'heure de ma dernière chronique issue des partenariats Livraddict. Je les remercie ainsi que les éditions Michel Lafon pour leur confiance et m'excuse pour le retard de ma publication, mon ordinateur n'a semble-t-il pas apprécié ces derniers jours de beau temps et de chaleur. Mais tout est rentré dans l'ordre alors allons-y 💪 !

La première chose qui m'a beaucoup plu est la façon dont l'autrice a écrit son roman. En effet, cette intrigue est écrite sous plusieurs formes. Une narration à la première personne majoritairement mais elle intègre également des supports "numériques" à sa rédaction, à savoir la retranscription d'un podcast (qui va lancer l'histoire), des tweets ou encore des messages de forum. Cela permet d'apporter un côté moderne à l'histoire et j'ai trouvé ce parti-pris très intéressant 😃.

L'histoire en elle même est très sympa, fan d'intrigues policières et de "cold-case" je ne pouvais qu'adhérer. Mais, je trouve que le récit est inégal.
La première partie de l'ouvrage m'a happée et j'ai aimé découvrir le passé de l'héroïne, qu'il soit en rapport direct ou non avec l'affaire criminelle. Cependant je trouve que la deuxième moitié du livre tire en longueur, n'apportant pas vraiment d'intérêt ni d'informations pour l'histoire principale. De plus, cela a accentué "l'effet cheveu sur la soupe" du dénouement du roman. En effet, s'étant perdu dans des trames un peu secondaires pendant un moment, quand arrive les révélations nous sommes un peu sortis du contexte et tout nous arrive un peu trop rapidement et trop facilement à mon goût. Dommage pour ces facilités qui je pense aurait pu être évitées.

Mais en conclusion, cette lecture reste cependant une très bonne lecture, bien qu'inégale, et pourra plaire je pense aux personnes qui se lancent dans la lecture des romans policiers/thrillers.

13 juin 2018

Édith et Romain 🌻🌻🌻🌻🌻

Auteur(s) : Antonia Medeiros
Saga : Les Crèvecœur
Genre : Historique
Edition : Silk Thread Publishing - 2018
Nombres de pages : 488


Ce premier volet de la saga des Crèvecœur commence en 1914, lorsque la belle Édith est mariée bien malgré elle à Romain Crèvecoeur, un cordonnier fétichiste aux habitudes étranges, pour sauver l’affaire familiale. La guerre 14-18 éclate et la jeune femme y voit l’occasion de fuir le désastre de son mariage. Amours secrètes et interdites, obsessions dangereuses et ambitions démesurées, le couple Crèvecoeur donnera néanmoins naissance à un enfant, Germain, qui bouleversera leur existence. Enfant sensible et conscient de sa différence, Germain puisera dans l’amour inconditionnel de sa mère et la folie de son père toute la force de son génie créatif et partira à la conquête des pieds des femmes. Bayeux, Paris, la découverte de la sensualité, la création de sa première collection de chaussures féminines, plus rien n’arrête Germain dans quête de l’élégance féminine. Mais jusqu’où peut-on vraiment fuir les secrets de notre famille ?



Qu'est-ce que j'en pense ? 

J'ai eu la chance ce mois-ci de lire un livre qui m'a surprise ! Alors merci à Livraddict, à la maison d'édition Silk Thread Publishing et à l'autrice pour ce agréable moment 😊.

Ce livre est en fait la première intégrale d'une série de quatre romans écrit par Antonia Medeiros. Peut-être est-ce parce que je lisais un des tomes des Rougon-Macquart en même temps que ma lecture des Crèvecoeur que l'univers de cette saga familiale, autre point commun avec la saga de Zola, m'a vraiment fait un effet similaire. La plume est plus simple d'accès car écrit dans un français plus contemporain, mais reste néanmoins recherchée et très imagée.

Et heureusement qu'elle est imagée, car ici attention ! l'intrigue tourne autour d'une dynastie de cordonnier et de créateur de chaussures, autant vous dire qu'il fallait bien une plume telle que celle-ci pour réussir à dessiner dans notre esprit ces magnifiques modèles que je n'aurais, personnellement, sûrement pas laissé de côté 😉. Bon c'est vrai que mon côté fanatique de chaussures en tout genre m'a peut-être aidé à rentrer dans l'histoire mais attention, les chaussures ne sont que le ciment sur lequel repose les personnages.

Dans le premier tome, nous valsons entre deux époques, le début du XX siècle et les années 70. Ce qui permet de découvrir les racines de cette intrigue mais également le bourgeon qui découle de l'histoire que va nous raconter Antonia Medeiros (métaphore botanique quand tu nous tiens...🌳). Les sauts dans le temps sont clairs et ne sont pas brusques. J'entends par là que l'on est en aucun cas perdu lors des changements de temporalité successifs.
Mais le schéma narratif du tome 2 m'a encore plus conquise que le tome 1. En effet pendant ce dernier on découvre un personnage de la génération intermédiaire aux deux premières découvertes plutôt, et le texte se déroule sous nos yeux sous forme de longues lettres racontant le début de la vie de ce nouveau personnage. Et franchement, bah j'ai adoré 😍. Cette histoire d'enfant grandissant dans un foyer perturbé, qui se donne un objectif à atteindre pour enfin être heureux et qui n'en dérogera pas avant d'y être parvenu, oui c'est vrai ça m'a plu.

Petit bonus pour moi, le lieu où tout commence est Bayeux, ville de Normandie, ma région. Alors forcément mon côté chauvine a rapidement été touchée par ce choix géographique 💚.

En résumé ce fût une super lecture dont j'aurais, s'ils avaient été séparés, préféré le tome 2 mais cela n'empêche pas que cette première intégrale vaut le coup d’œil si vous aimez les sagas familiales, les enfances troublées et les quêtes d'identité sans espoirs.

1 juin 2018

Ensemble 🌻🌻🌻🌻🌻

Auteur(s) : Vincent Villeminot
Saga : Les Pluies
Genre : Aventure - Jeunesse
Edition : Fleurus - 2017
Nombres de pages : 327





Komolo, ville "refuge", située à peine au-dessus de la nouvelle mer formée par le Déluge. 300 000 survivants s'y entassent, depuis la catastrophe. De la Tour où on la garde enfermée, Lou a vu arriver Noah, Kosh et Ombre, les rescapés du paquebot, accompagnés de Chiloé. Avec Malcolm, elle parvient à se précipiter au pied des murailles... Mais il est déjà trop tard : son amoureux et sa famille sont attrapés par les forces de l'ordre.
Comment faire pour être enfin "ensemble" ?





Qu'est-ce que j'en pense ? 

En fin mai j'ai eu envie de finir cette duologie dont le premier tome avait été une très bonne lecture. Et je peux maintenant dire que le tome 2 a surpassé le 1 dans mon cœur 😍!
En effet, j'ai été vraiment surprise par la tournure que prend l'histoire. Après un tome 1 où nos personnages avait pas mal bougé, où on les avait vus dans plusieurs lieux différents, errant vers un havre de paix, ici une bonne partie du roman se passe dans une sorte de huis clos, dans l'enceinte de Komolo, cette ville aux hautes murailles. J'ai adoré !

J'ai beaucoup aimé les réflexions que ce livre m'a apporté notamment sur notre société actuelle et l'efficacité de sa transposition dans un monde post-apocalyptique où tous nos repères seraient perdus, sur les épreuves qui forment et changent les personnes, sur l'éloignement qui malgré tout fini toujours par immiscer une distance entre des personnes qui s'aiment.
J'ai beaucoup aimé le personnage de Malcom qui s'est complètement habitué à monde et la comparaison avec Noah qui lui ne trouve pas sa place.

Ce n'est cependant pas un coup de cœur car, comme pour le tome 1 et même si l'auteur a tenté de justifier les actes que les jeunes commettent dans l'histoire, pour moi les personnages sont beaucoup trop jeunes pour réagir comme ils le font. Certes dans ce monde dévasté on grandit plus vite, mais là je pense que c'est un peu trop aberrant pour être réaliste.

Ce fût donc une duologie qui m'a apporté pas mal de réflexions sur mon monde et moi-même et qui est maintenant terminée. Je la recommande vraiment chaudement.

Memorex 🌻🌻🌻🌻🌻

 
Auteur(s) : Cindy Van Wilder

Saga :
Genre : Thriller - Science-Fiction
Edition : Gulf Stream - 2016
Nombres de pages : 399



2022. Cela fait un an que la vie de Réha a basculé. Un an que sa mère est morte dans un attentat contre sa fondation, Breathe, qui promeut un art contemporain et engagé. Un an que son père, un scientifique de génie, ne quitte plus Star Island, l'île familiale. Un an qu'Aïki, son frère jumeau, son complice de toujours, s'est muré dans une indifférence qui la fait souffrir. Le jour de ce sinistre anniversaire, la famille est réunie sur l'île : c'est le moment de lever les mystères, les tabous, les rancoeurs que Réha ressasse depuis un an. Au coeur de l'énigme : Memorex, la multinationale pharmaceutique de son père, ainsi que ses expérimentations sur la mémoire. Des expérimentations qui attisent les convoitises de personnages puissants et sans scrupules, prêts à tout pour accomplir leurs rêves les plus fous.



Qu'est-ce que j'en pense ? 

Place à la lecture de mai de mon Challenge Gulf Stream Editeurs et ma première approche du style de Cindy Van Wilder 😃.

Nous sommes ici principalement dans la tête de Réha, notre personnage principal. Cette écriture à la première personne permet une très bonne immersion dans l'histoire et permet de se questionner sur les évènements en même temps qu'elle.
L'autrice nous propose aussi, pour nous aiguiller vers le dénouement, des retours dans le passé, très instructifs mais trop souvent présents à mon goût. A certains moments, ces réminiscences  m'ont un peu coupée dans mon élan et j'avais envie de très vite finir ce passage pour revenir à l'intrigue principale.

On a à faire ici à une histoire très sympa, mêlant critique de l'argent, jalousie, peur de la mort et même un peu de transhumanisme.
C'est également une critique de notre vision de la science et de son éthique. Sujet encore très largement débattu à l'heure actuelle au sein de la communauté scientifique.

Cependant un petit bémol, qui est récurrent dans mes chroniques je dois dire : l'amour secret du personnage principal pour un jeune homme que l'on ne voit finalement que très peu. De plus, lui comme cette romance n'apportent pas grand chose au déroulé de l'histoire, dommage 💔.
Attention même si c'est vrai que je ne suis clairement pas une férue de romance, ce n'est pas pour ça que je n'aime pas en voir dans mes lectures. Mais je trouve que malheureusement dans plusieurs romans ces amours ne servent pas l'histoire, tombent un peu comme un cheveu sur la soupe. Je pense que des fois, il vaut mieux se passer d'une romance sans substance que vouloir à tout prix caser une histoire d'amour dans son œuvre si elle ne la sert pas à final 😕.

Ce fût tout de même une super lecture qui me conforte dans mon amour pour la collection Électrogène de Gulf Stream  Editeurs. Pour l'instant aucune déception venant de leurs publications à l'horizon 😘.