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7 août 2019

Écotopia 🔥🔥🔥🔥🔥

Auteur(s) : Ernest Callenbach
Saga : ∅
Genre : Science-Fiction - Sociologie
Edition : Éditions Rue de l'échiquier - 2018
Nombres de pages : 304


La Quatrième :

Trois États de la côte ouest des États-Unis – la Californie, l’Oregon et l’État de Washington – décident de faire sécession et de construire, dans un isolement total, une société écologique radicale baptisée Écotopia.
Vingt ans après, l’heure est à la reprise des liaisons diplomatiques entre les deux pays. Pour la première fois, Écotopia ouvre ses frontières à un journaliste américain.
Au fil de ses articles envoyés au Times-Post, William Weston décrit tous les aspects de la société écotopienne : les femmes au pouvoir, l’autogestion, la décentralisation, les 20 heures de travail hebdomadaire, le recyclage systématique, le rapport à la nature, etc. Quant à son journal intime, il révèle le parcours initiatique qui est le sien : d’abord sceptique, voire cynique, William Weston vit une profonde transformation intérieure. Son histoire d’amour intense avec une Écotopienne va le placer devant un dilemme crucial : choisir entre deux mondes.
 

Qu'est-ce que j'en pense ? 

Je suis une personne qui aime son environnement, je fais tout ce que je peux pour l'impacter au minium dans la mesure du possible. J'aime tellement la nature que j'en ai fait mon métier.
C'est donc tout naturellement que, lorsque j'ai vu ce roman sur l'étal de ma librairie, j'ai décidé de me le procurer. Un récit de science-fiction vu sous un angle sociologique me paraissait très intéresssant.

Et en effet, c'était très très intéressant. Le contexte de cette histoire semble refléter la crise écologique que nous vivons actuellement alors que le roman a été écrit il y a presque 45 ans, à l'époque où les premiers scientifiques commençaient à essayer de prouver et prédire les changements globaux que nous ressentons actuellement.

La forme de ce roman m'a beaucoup plu car chaque type de narration permettait d'alterner entre synthèse objective et ressenti humain. 
Pouvoir lire à la fois un journal de bord où le narrateur ne cache rien de ses réflexions personnelles et ses ressentis et des articles informatifs ne listant que des faits et des retours d'expériences nous permet d'avoir une compréhension complète de ce nouveau pays qu'est l'Écotopia.
Cela permet de rappeler que l'écologie en temps que science est complexe, à la fois basée sur des faits scientifiques objectifs mais également sur la vision et les sentiments que chacun a sur son environnement. Les paysages, la nature ont depuis toujours touchés les humains (en bien comme en mal) et il est toujours difficile de se départir de son affecte quelque qu'il soit lorsqu'on parle d'environnement.
Ce récit, je trouve arrive via son type de narration, à faire ce lien entre subjectivité individuelle et objectivité scientifique.

Et il est important de souligner que bien que ce livre soit, il ne faut pas se le cacher, écologiste, il reste néanmoins capable de souligner les faiblesses de ce gouvernement écologiste. 
De plus, il faut se rappeler que ceci est un roman de science-fiction il y a donc dans cette histoire des solutions imaginées par Ernest Callenbach qui ne sont à l'heure impossible à réaliser (je pense notamment à la description qu'il fait des nouveaux plastiques de ce monde).

En bref, une lecture très intéressante que je conseille bien entendu aux des amis de la nature convaincus comme aux sceptiques qui pourront vivre via ce livre une remise en question fictive de notre mode de vie actuel qui, et c'est prouver depuis 40 ans (la preuve avec le thème choisi par Ernest Callenbach à l'époque), impacte de façon importante notre support de vie, à savoir, la Terre.

21 juin 2019

Gamine 🌻🌻🌻🌻

Auteur(s) : Benjamin Read & Chris Wildgoose
Saga : Porcelaine
Genre : Bande-dessinée - Fantastique
Edition : Delcourt - 2014
Nombres de pages : 84





La Quatrième :

Dans un monde presque identique au nôtre, comme un écho magique de la Terre, Gamine, une enfant au caractère bien trempé, n'accepte pas la violence de la rue à laquelle elle est confrontée. Décidée à fuir le froid de Snowy City, elle trouve refuge chez le porcelainier. Ce vieil homme bienveillant vit là, entouré de ses automates. Une seule condition à leur cohabitation : ne JAMAIS pénétrer dans son atelier...
 





Qu'est-ce que j'en pense ? 

J'ai tout d'abord été attirée par ce premier tome d'une trilogie par la couverture. Les dessins, l'ambiance qui en ressort m'ont fortement intriguée.

Les illustrations sont fidèles à celle de la couverture donc j'ai été ravie vous vous en doutez 😉.
Je suis souvent sensible aux palettes de couleur mais ici rien de particulier à signaler, elle est adéquate à l'ambiance mais elle ne créer pas l'ambiance. En gros, dessins agréables mais la palette de couleur reste classique.

En ce qui concerne l'histoire, eh bah... ce premier tome sert vraiment à poser l'intrigue, il ne se passe pas grand chose mais on y apprend les bases de ce monde.

Finalement on ressort de ce numéro 1 avec plus d'interrogations qu'au début ce qui donne encore plus envie de lire la suite, de comprendre les mécanismes qui permet de donner vie aux automates et découvrir le reste de la vie de Gamine 😄.
 

Une page d'amour 🌻🌻🌻🌻

Auteur(s) : Émile Zola
Saga : Les Rougon-Macquart
Genre : Classique
Edition : Bibebook (ebook) - 2016
Nombres de pages : 





La Quatrième :

C'est l'histoire d'Hélène Grandjean, fille d'Ursule Macquart et du chapelier Mouret. Veuve, elle se retire avec sa fille Jeanne, aux portes de Paris, à Passy. Prise de convulsions, Jeanne est traitée par le docteur Deberle. Entre le médecin et la mère, un coup de foudre réciproque va bouleverser les habitudes des uns et des autres, avec des conséquences qui pourraient bien tout changer...
 





Qu'est-ce que j'en pense ? 

Toujours dans notre marathon Zola, comme son nom l'indique bien basé sur l'endurance plutôt que sur la vitesse 😉, avec les Zolettes on s'est lancées dans Une page d'amour.

Le titre n'aurait pas pu mieux être choisi. Nous sommes vraiment comme dans un petit entracte entre les différentes aventures et querelles des Rougon-Macquart.

L'écriture de Zola sublime cette histoire d'amour complexe et secrète.
J'ai adoré le rôle d'Hélène et ses réflexions tout au long de l'histoire. Son regard permet d'illustrer l'hypocrisie, les non-dits, l'amour ou encore la maladie d'une façon simple et pure.

L'auteur a procédé à un magnifique parallèle entre Jeanne et sa grand-mère Ursule, qui franchement est très bien trouvé. Il ajoute un poids en plus dans la vie d'Hélène lui donnant un peu comme une sensation d'éternel recommencement pour les personnages féminins qu'Hélène aimera dans sa vie.

Même si ce livre est une petite parenthèse dans son oeuvre, il n'en reste pas moins que la fin est en adéquation avec tous les finals que nous propose Zola.

Une petite bouffée d'air néanmoins acide que j'ai beaucoup aimé, je recommande.

7 mai 2019

Mécaniques fatales 🌻🌻🌻🌻

Auteur(s) : Philip Reeve
Saga : Mortal Engines
Genre : Jeunesse -Science-Fiction
Edition : Gallimard Jeunesse - 2018
Nombres de pages : 388




La Quatrième :

Un monde apocalyptique où des villes sur roues s'entre-dévorent pour survivre : le premier volet d'une grande saga.

Quelques instants après leur tumultueuse rencontre sur Londres, Tom Natsworthy, l'apprenti historien, et Hester Shaw, une rebelle assoiffée de vengeance, sont éjectés de l'immense locomopole. Les deux jeunes gens se retrouvent seuls, dans un no man's land, entre les villes affamées. 
 




Qu'est-ce que j'en pense ? 

En allant voir Captain Marvel au cinéma, mes amis et moi avons le droit à la bande annonce du film Mortal Engines et je me suis dis que l'histoire me disait quelque chose.  Après une petite introspection, en effet, il y a longtemps au CDI de mon école j'avais lu ce premier tome d'une sage de 5 livres.
Et vu que j'en avais qu'un vague souvenir et que j'aime avoir lu les livres avant les films, je me suis dis que j'allais me remettre à jour sur l'histoire.

Ma première remarque s'attarde sur le lien entre les mécanismes d'évolution du vivant et la façon dont l'homme a évolué avec les machines. Il est clair que ce n'est pas une chose que j'avais pu noter à l'époque de ma première lecture, mais après 5 ans d'études en biologie, le parallèle est vraiment bien trouvé et bien maitrisé à mon goût.

J'ai aimé que les relations entre les personnages ne soient pas trop faciles à établir, leurs ressentis les uns envers les autres sont réellement dépendants des choix qu'ils font tout au long de l'histoire.
De plus, pour un livre jeunesse, nous n'avons pas forcément les méchants d'un côté et les gentils de l'autre, ça n'est ni blanc ni noir mais plutôt en nuances de gris. Même si on pourrait dire qu'il y a quand même un groupe plutôt gris clair et les autres gris foncé, cela reste quand même divisé mais avec des séparations entre bien et mal moins franches que plusieurs autres lectures jeunesse que j'ai pu faire.
La petite critique sous-jacente de la société de classes était plutôt sympathique.

Si je dois avoir un petit retour un peu mitigé c'est à propos d'Hester.
En effet, ce personnage principal féminin n'entre pas dans les stéréotypes de la belle princesse magnifique avec des yeux en amandes et des cheveux sublimes mais elle est une fille brisée intérieurement et défigurée à l'extérieur. Cependant, et c'est ce qui me donne cette sensation mitigée, je trouve dommage qu'elle soit majoritairement caractérisée que par son aspect et que l'auteur se sente obligé de régulièrement nous rappeler qu'elle est défigurée et laide. Se sent-on obligé lors d'histoire dont l'héroïne est belle de la re-décrire plusieurs fois tout au long de l'histoire ?
Eh bien non...

Je conseille donc cette lecture dont l'écriture date quand même de presque 20 ans et qui, je trouve, arrive à ne pas trop tomber dans les stéréotypes du genre du roman jeunesse.

5 mai 2019

Control freaks 🌻🌻🌻🌻🌻

Auteur(s) : Arthur de Pins
Saga : Zombillénium
Genre : Bande-dessinée - Humouristique
Edition : Dupuis - 2013
Nombres de pages : 48


La Quatrième :

C'est l'effervescence au parc Zombillénium. Envoyé par Behemoth lui-même, le vampire Bohémond Jaggar de Rochambeau est officiellement censé seconder Francis dans sa gestion du parc. Inquiets, les employés s'attendent au pire d'autant qu'à y regarder de plus près, les motivations de sa venue semblent bien moins anodines qu'annoncées. Sa mission, c'est de faire du chiffre, pour les actionnaires, certes, mais surtout pour Behemoth qui, lui, attend son comptant d'âmes. . Tandis que se préparent pour le parc de sombres moments, Aurélien traverse une mauvaise passe. Déprimé par sa condition d'immortel et par l'absurdité de sa vie... pardon sa mort, il fait un burn out. Et un burn out, chez un démon aussi puissant, cela peut être dévastateur.
 



Qu'est-ce que j'en pense ? 

J'ai commencé Zombillénium assez tard par rapport à sa création et je savais donc qu'un tome 4 était en préparation. Vu que le Père Noël m'a apporté ce dernier tome, je me suis dit qu'il était temps de lire le tome 3.

Pour les graphismes rien de nouveau mais ce n'est pas étonnant pour une saga.
Pour l'histoire, j'avais un peu peur, je ne savais pas trop ce qu'il pouvait se passer. Un nouveau méchant voilà ce qu'il fallait et c'est ce qu'on a eu.
De plus, on en apprend davantage sur la raison de l'existence du parc d'attraction ce qui relance bien l'intrigue. Sans oublier le final en rapport avec Gretchen qui promet de supers péripéties pour les prochains tomes.

J'espère cependant que je ne vais pas être déçue car j'avoue que ce tome m'a mis en haleine pour le tome à venir.

L'ivresse de l'espoir 🌻🌻🌻🌻

Auteur(s) : Rick Remender & Greg Tocchini
Saga : Low
Genre : Comics - Science-Fiction
Edition : Urban comics - 2016
Nombres de pages : 144




La Quatrième :

Le futur lointain. Accablée par les rayons destructeurs d'un soleil mourant, l'Humanité a été contrainte de se réfugier au cœur de vastes cités sous-marines alors qu'elle continue à envoyer des sondes spatiales en quête d'un nouveau foyer. Après plusieurs centaines d'années, une sonde s'écrase à la surface de la Terre, désormais peuplée d'une race extra-terrestre inconnue des humains. Stel, dernière scientifique déterminée à ne pas laisser l'Humanité s'éteindre au fond des océans, se met en quête de récupérer la précieuse sonde, emmenant dans son sillage Marik, son fils et unique survivant du massacre de leur famille, dix ans auparavant.
 



Qu'est-ce que j'en pense ? 

Le synopsis post-apocalyptique de ce comics indé me tentait très fortement. De plus, à force de me renseigner sur l'univers des comics le nom de Rick Remender est souvent ressorti, alors je me suis dit aller c'est parti on se lance dans ses écrits.

L'univers graphique change énormément de ce que j'ai pu lire et au début m'a un peu perturbé. Mais une fois passé le temps d'adaptation c'est agréable à lire. Avec un gros point positif, la palette de couleur utilisée. On sent qu'elle a été réfléchie avec à la fois l'aspect marin de ce monde immergé mais également les restes des rayons solaires via les couleurs chaudes utilisées.

En ce qui concerne l'histoire, j'avoue avoir eu du mal à me mettre dedans. Au début je pensais que c'était lié aux graphismes qui étaient différents de mes lectures précédentes mais finalement, même après m'être habituée j'avais encore du mal à me sentir investie dans l'histoire.
Mais même si ça a pris du temps, j'ai quand même réussi enfin à fortement apprécier l'histoire dont la fin est super. Clairement, ce final me donne envie de lire la suite, malgré mes réticences de début de lecture.

Donc en conclusion, après un commencement mitigé, la fin permet de titiller l'intérêt du lecteur et donne envie de lire la suite. Si vous ne connaissez pas ce comics je vous conseille au moins de tenter ce tome et de voir si vous vous faites happer par son histoire.

6 avr. 2019

Tu pourrais me remercier 🌻🌻🌻🌻

Auteur(s) : Maria Stoian
Saga : ∅
Genre : Album - Témoignage
Edition : Editions Steinkis - 2017
Nombres de pages : 104


La Quatrième :

Réunissant les voix d’hommes et de femmes de tous âges, les histoires contenues de cet ouvrage sont des expériences réelles de violence sexuelle, de violence et de harcèlement. Tu pourrais me remercier rappelle aux victimes qu’elles ne sont pas seules et à tous qu’aucune agression n’est anodine.
 

Qu'est-ce que j'en pense ? 

Pour rester sur les lectures à propos du féminisme, mouvement prônant l'égalité homme-femme à tous points de vue, j'ai décidé de me lancer dans cet album que l'on m'avait conseillé.

Les dessins ne sont pas transcendants, en tout cas ils ne sont pas vraiment à mon goût. Mais le plus important ici ne sont pas les illustrations mais bien le propos.
En effet, dans cette ouvrage, on retrouve une anthologie d'histoires vraies, vécues par des femmes mais également des hommes. Et oui malheureusement, en ce qui concerne les violences sexuelles tout le monde peut être une victime.

Rien est caché, les récits sont brutes et réels et c'est qui donne tout son intérêt à ce livre. Mais si vous êtes sensibles à ce genre de témoignages je ne vous conseille pas cette lecture.

C'est donc pour moi une lecture essentielle pour se rappeler que ce genre d'événements n'arrivent pas qu'aux autres et pouvoir libérer la parole des victimes quelque qu'elles soient.

21 févr. 2019

Un autre regard tome 1 🌻🌻🌻🌻🌻

Auteur(s) : Emma
Saga : Un autre regard
Genre : Bande-dessinée -Comtemporain
Edition : Editions Florent Massot - 2017
Nombres de pages : 110


La Quatrième :

Les vacances. De retour de congé maternité, Emma réalise que ses collègues la considéraient comme étant en vacances. Elle repense alors à son accouchement, à la douleur et à la fatigue qui s'en suivent. L'histoire de ma copine C. C. est enceinte et prépare son accouchement avec application. Malheureusement, tout ne se passe pas comme prévu et C. découvre la violence du monde médical. Check ta chatte. En revisitant avec beaucoup de justesse et d'engagement, des sujets tels que le sacro-saint instinct maternel, le baby blues, l'histoire du clitoris ou encore les réfugiés, elle parvient à remettre en question des vérités qui pouvaient paraître établies. Cette bande dessinée est aussi drôle que touchante et instructive. Ces histoires, partagées par beaucoup d'internautes au vu des 25 000 partages qu'affichent la plupart de ses publications Facebook, sortiront pour la première fois sous la forme de livre.
 

Qu'est-ce que j'en pense ? 

Féministe auto-proclamée depuis plusieurs années je me devais de lire cette BD compilant des planches publiées par Emma sur son blog.
Derrière ses dessins qui peuvent paraitre simpliste la blogueuse fait passer des messages forts et importants que tout le monde devrait entendre.

Sur un ton parfois désinvolte, elle dresse le portrait de notre société et ses injustices.
Que cela soit des injustices basées sur la discrimination raciale ou sexiste rien n'est laissé sous silence.
Basées sur des moments vécus par Emma ou des faits d'actualités qu'elle a suivi, ces anecdotes nous ramènent à ce qui ce qu'est réellement notre monde et à ce que des millions de personnes vivent tous les jours.

Un rappel à la réalité qui fait réfléchir, et je pense que de temps en temps cela fait du bien de se confronter à cette réalité pour essayer, qui sait, de faire bouger les choses. J'ai les 2 autres dans ma bibliothèque et je pense rapidement les lire 😃.

18 oct. 2018

Détroit 🌻🌻🌻🌻

Auteur(s) : Fabien Fernandez
Saga : ∅
Genre : Thriller - Jeunesse
Edition : Gulf Stream éditeur - 2017
Nombres de pages : 336


La Quatrième :

Malmenée par les rixes des gangsters, les liquidations judiciaires et les combats de chiens, Detroit observe ses habitants parcourir son ossature de métal et de goudron, guette celui qui la sauvera de sa lente décrépitude. Pendant qu’Ethan, jeune journaliste new-yorkais fasciné par cette ville au passé industriel et musical glorieux, explore les quartiers de Motor City jusque dans ses bas-fonds, Tyrell attend fébrilement le moment où, son année de lycée terminée, il pourra enfin prendre son envol. Mais victime d’accès de colère incontrôlés, il peine à éviter les heurts avec les membres des Crips et l’expulsion scolaire. Quand ses recherches mettent Ethan sur la piste d’un détournement de fonds au sein de l’établissement de Tyrell, il soupçonne rapidement que l’affaire est sérieuse… Tous deux vont s’opposer comme ils le peuvent aux gangs qui règnent en maîtres à Motown. Nul ne sera épargné.
 


Qu'est-ce que j'en pense ? 

C'est l'heure de la lecture du Gulf Stream Challenge 😁 ! Et à l'approche d'Halloween un petit thriller n'était pas de refus.

Le gros point positif dans cet ouvrage c'est l'écriture de l'auteur. Fabien Fernandez possède une plume très travaillée, voire même à plusieurs moments, poétique. C'était fluide et sans accroc un plaisir de lecture non dissimulé pour moi 😍.

Et quelle ingénieuse idée que de développer en parallèle des personnages d'un genre plus courant le "personnage" de Détroit, ville d'un tempérament bien trempé et qui ne se laisse pas abattre, un peu comme nos autres personnages principaux 🏢.
J'ai beaucoup aimé les analogies entre la ville et l'humain. Cela donne un souffle de vie particulier à cette ville qui prend presque forme humaine.

En un livre, l'auteur a réussi à dépeindre l'histoire de Détroit, son apogée, sa chute, son déclin mais également les lueurs d'espoir qui se faufilent à travers les craquelures du béton de ses immeubles et de ses routes.

Finalement, bien qu'étant un thriller, c'est plus l'aspect psychologique des personnages et la façon dont Fabien Fernandez nous le transmet qui m'a le plus marquée en comparaison des intrigues réelles qui se déroulaient dans le livre. Bien entendu, ces dernières permettent d'instaurer un climat nécessaire à la mise en place de l'atmosphère de l'histoire mais ce n'est finalement pas ça qui ressort de ma lecture après coup.
C'était donc une très bonne lecture à l'aspect brute mais poétique qui m'a beaucoup plu 😊.

14 oct. 2018

L'Assommoir 🔥🔥🔥🔥🔥

Auteur(s) : Émile Zola
Saga : Les Rougon-Macquart
Genre : Classique
Edition : Bibebook (ebook) - 2016
Nombres de pages : 492






La Quatrième :

Qu'est-ce qui nous fascine dans la vie « simple et tranquille » de Gervaise Macquart ? Pourquoi le destin de cette petite blanchisseuse montée de Provence à Paris nous touche-t-il tant aujourd'hui encore? Que nous disent les exclus du quartier de la Goutte-d'Or version Second Empire? L'existence douloureuse de Gervaise est avant tout une passion où s'expriment une intense volonté de vivre, une générosité sans faille, un sens aigu de l'intimité comme de la fête.
 




Qu'est-ce que j'en pense ? 

Avec les Zolettes on continue notre épopée le long de la grande œuvre de Zola 😀. Et c'est enfin le tour de l'Assommoir, une relecture que j'attendais depuis que nous avons commencé notre lecture commune 💙.

Et c'est là que l'on se rend compte que nos expériences personnelles nous donne une autre vision lors d'une relecture. Pendant que je parcourais le livre, j'ai ressenti des sensations différentes de celles que j'avais eu, je voyais différemment certains évènements, bref je crois que c'est ce qu'on appelle la maturité non 🕓 ?

Comme à son habitude Zola nous entraîne dans les bas fonds de l'âme humaine. Et ici la chute est accompagnée d'une bonne rasade d'eau de vie !
L'auteur utilise sa magnifique plume pour nous dépeindre jusqu'où les aléas de la vie et le désespoir peut mener les gens.
Les thèmes de l'auto-destruction et du jugement d'autrui s'ajoutent à cette peinture du monde que l'auteur a côtoyé pendant sa vie.
A mon sens ce roman représente à merveille le mouvement littéraire dans lequel Zola a évolué à savoir le naturalisme.

J'avais déjà beaucoup aimé ce livre à ma première lecture mais avec ces nouvelles émotions que j'ai pu expérimenter c'est clairement un coup de cœur.
Comme pour chaque Zola, je vous conseille cette lecture.

12 oct. 2018

Déconnexion 🌻🌻🌻🌻🌻

Auteur(s) : Maïwenn Alix
Saga : In real life
Genre : Science-Fiction
Edition : Milan - 2018
Nombres de pages : 398


La Quatrième :

Dans un futur postapocalyptique, les humains vivent dans de petites implantations agricoles, travaillant à régénérer les écosystèmes endommagés. Chaque individu est connecté au Système. À travers ce vaste réseau numérique, les gens peuvent communiquer par la pensée et visiter pendant leur sommeil des "rêves éveillés", des rêves si réels qu'ils permettent aux membres du Système de vivre une existence virtuelle en parallèle de leur vie dans l'implantation. Chaque nuit, les adolescents s'affrontent dans des épreuves de construction de rêves. Le jour de la Répartition, les plus doués quitteront leur implantation pour consacrer leur vie à l'élaboration des rêves éveillés. Brutalement arrachée au Système alors qu'elle est sur le point de remporter le Tournoi des constructeurs, Lani découvre un monde "hors connexion", dans lequel son pouvoir d'élaborer des rêves lui offre un destin inattendu.
 

Qu'est-ce que j'en pense ? 

Reçu dans ma Mille et un livres box d'août, ce livre sur le thème d'un monde où chaque individu est connecté mentalement au reste du monde me paraissait parfait pour commencer cette période de l'année où j'aime lire de la SFFF et des thrillers 🎃.

La plume de Maïwenn Alix est fluide et immersive ce qui nous permet de rapidement visualiser les décors bien que certaines machines ne fassent clairement pas partie de notre quotidien.

J'ai adoré la critique de cette société futuriste contrôlée par un pouvoir supérieur. Mais la chose que j'ai le plus aimé c'est le fait que même s'il y a bien des "gentils" et des "méchants", tout n'est pas manichéen, et chacun des côtés a de bonnes intentions comme des mauvaises. C'est quelque chose de très agréable à lire dans un roman Young adult qui sont assez souvent basés sur des méchants très méchants et des gentils qui sont irréprochables, donc merci à l'autrice pour avoir su nuancer ses protagonistes et leurs antagonistes 👍.

Malheureusement, j'ai toujours du mal avec les romances dans le Young adult. Comme dans beaucoup de romans de ce genre je l'ai trouvé trop rapide et intense pour paraitre réelle. Dommage, c'est vraiment le plus gros point négatif que je trouve à ce livre 😉 . Un jour peut-être, les romances dans la SFFF Young adult sera plus crédible, en tout cas je l'espère.

Ce fût comme vous avez du le comprendre une super lecture que je vous conseille même si je suis toujours aussi exigeante en terme d'amour dans la SFFF 😅.

25 sept. 2018

Le fer au cœur 🌻🌻🌻🌻🌻

Auteur(s) : Johan Héliot
Saga : ∅
Genre : Steampunk - Jeunesse
Edition : Gulf Stream éditeur - 2017
Nombres de pages : 288




Punie et brisée pour avoir bravé le regard d’un défenseur de la Vertu, la jeune Maïan est envoyée dans les tréfonds de la Ville-Basse pour y expier sa faute. C’est au coeur de ce purgatoire de vapeur dont personne ne revient jamais qu’elle rencontre Leonardo, un étudiant condamné pour avoir laissé libre cours à son imagination en créant des machines fabuleuses. Avec l’aide de Volco et Lanaé, deux habitants de la ville souterraine, Maïan et Leonardo tentent d’unir leurs forces pour survivre. Mais dans ces entrailles nauséabondes où les âmes sont corrompues à force d’être opprimées, il est difficile pour ces épris de justice d’accorder leurs ambitions…




Qu'est-ce que j'en pense ? 

It's Gulf Stream Challenge time 😀 ! Et voici la lecture de septembre. Un livre écrit par Johan Héliot, auteur dont j'entends pas mal parler mais que je n'avais encore jamais lu.

Et c'est une super découverte ! J'ai rapidement accroché à la plume de l'auteur et à la façon dont il lie les intrigues de son histoire. De plus, elle est tellement agréable à la lecture qu'il nous emporte et on a du mal à décrocher de notre livre. Cela me donne d'ailleurs très envie de lire d'autres romans de Johan Héliot, affaire à suivre 😉.

Pour ce qui est de l'histoire, elle avait tout pour me plaire : une population oppressée, un univers steampunk et un personnage féminin fort, que demander de plus ?
Ce qui m'a le plus surprise c'est l'aisance qu'a l'auteur pour passer d'un personnage masculin à un personnage féminin, presque sans stéréotype. Eh oui, petit malus à la façon dont l'auteur a géré les sentiments amoureux de son personnage féminin principal, Maïan, surtout à la fin. Mais dans l'ensemble Johan Héliot arrive à dépeindre les personnages quelque soit leur genre, sans ressentir d'énormes distinctions entre eux. Le point est axé plus sur leur caractère personnel que sur ce qu'il devrait être au regard de leur genre.

C'est également un roman qui arrive à aborder la privation de liberté, le fanatisme, la condition féminine et la censure de la science et de la culture. Des thèmes qui personnellement me tiennent à cœur et qui ici sont abordés de façon non manichéenne et ça fait plaisir un peu de nuance dans un livre Young Adult 💛.

Pour finir, j'ai été surprise par la tournure que prend la fin du roman. Je ne m'attendais pas à ça du tout et je voyais le nombre de pages restantes diminuer au fur et à mesure en me demandant où l'auteur nous emmenait. Super final à mon sens.

En résumé, ce livre est vraiment une super lecture grâce notamment au fait que Johan Héliot a réussi à dépeindre de façon égale ses personnages qu'ils soient femme ou homme, malgré quelques petits ajustements qui auraient pu être fait sur le personnage féminin à mon goût. Mais en tant qu'homme, l'auteur s'est quand même bien débrouiller et je trouve qu'il est important de le souligner surtout au regard de la façon dont les hommes ont écrit sur les femmes ces derniers siècles...

20 sept. 2018

Étude en rouge 🔥🔥🔥🔥🔥

Auteur(s) : Sir Arthur Conan Doyle
Saga : Sherlock Holmes
Genre : Policier
Edition : Le livre de Poche - 2015
Nombres de pages : 188




Au n°3 de Lauriston Garden, près de Londres, dans une maison aide, un homme est trouvé mort. Assassiné ? Aucune blessure apparente ne permet de le dire, en dépit des taches de sang qui maculent la pièce alentour. Sur le mur, griffonnée à la hâte, une inscription : Rache ! Vengeance ! Un fil ténu, un fil rouge que seul Sherlock Holmes est capable de dévider. Une intrigue tout en subtilités où, pour la première fois, Watson découvre le maître...




Qu'est-ce que j'en pense ? 

L'automne approchant (Youpi 😄 !!), j'ai eu envie de me relire une énième fois les aventures d'un de mes personnages littéraires préférés, à savoir le grand Sherlock Holmes ! Et quoi de mieux de me replonger dans la première aventure de ce détective si particulier et son fidèle ami, le Dr Watson 😉 ?

C'est donc en connaissance de cause que je me suis lancée. Et malgré le fait que je connaisse par cœur les péripéties de ces deux compères je suis encore et toujours fascinée par les déductions de M. Holmes 🔍.

De plus son caractère boderline et décalé me plaît tellement que c'est un bonheur de le retrouver à chaque fois. Par la plume de Conan Doyle, claire mais travaillée, ce personnage prend littéralement vie, on en vient à mélanger réalité et fiction, tellement Sherlock Holmes nous paraît réel.
Les autres personnages ne sont pas en reste et bien sûr notre narrateur, le Dr Watson nous tient en haleine avec ses propres questionnements avant le couperet tombe et Holmes nous dévoile les subtilités de l'affaire, comme d'habitude quoi 😆.

Je suis toujours un peu moins fan de la deuxième partie de ce roman mais elle complètement indispensable pour comprendre les tenants et aboutissants de l'intrigue.

Bref la fan en moi vous le conseille puissance 1000, et bien entendu c'est un coup de cœur et ce, depuis des années 😍.

3 sept. 2018

Phobie 🌻🌻🌻🌻

Auteur(s) : Sarah Cohen-Scali
Saga : ∅
Genre : Thriller - Jeunesse
Edition : Gulf Stream éditeur - 2016
Nombres de pages : 400




Une odeur de moisi. Une cave. L'obscurité totale. Et la peur. La peur qui prend aux tripes. Cauchemar... ou réalité ? Anna ouvre les yeux et prend peu à peu conscience qu'elle n'est pas en train de faire le cauchemar récurrent qui la tourmente depuis son enfance, mais qu'elle est bel et bien séquestrée. Qui l'a enlevée ? Le croque-mitaine qui la terrorise depuis qu'elle a cinq ans, ou un homme de chair et d'os ? Chargé d'enquêter sur l'enlèvement de la jeune fille, le commandant Ferreira doit collaborer avec un psychiatre, le docteur Fournier. Son enquête est vite reliée à une autre, celle de la disparition du père d'Anna, onze ans auparavant. Onze années de silence et d'oubli à parcourir. Un voyage à rebours, au cœur d'une mémoire secrète.




Qu'est-ce que j'en pense ? 

Et c'est parti pour la lecture d'août du Gulf Stream Challenge 😀 ! Et je l'avoue c'est un des livres de la collection Electrogène qui me tentait le plus et un des premiers que n'est pas une relecture 😉.

Tout d'abord, j'ai beaucoup aimé la façon dont l'autrice nous fait entrer dans l'histoire. Pas de préparation, on entre directement dans le vif du sujet et c'était très sympa. Dès le début, on sent l'angoisse, l'incompréhension du personnage principal. Sarah Cohen-Scali est très douée pour nous emmener dans son histoire en restant toujours sur la ligne entre réalité et fantastique ce qui nous fait rester dans un brouillard constant dans un gros premier tiers du livre.
Ces premiers chapitres sont suivis par une intrigue en parallèle dans un genre plus policier où d'autres personnages partent à la recherche d'Anna. Adepte des thrillers et des enquêtes j'ai bien aimé cette partie. A noter cependant que certains dénouements cèdent à des facilités d'écriture qui sont un peu dommage.
Et enfin la dernière partie de ce roman multi-genre nous présente un aspect un peu science-fiction/anticipation que je n'avais clairement pas vu venir et qui s'accorde très bien au reste de l'intrigue, cela ne semble pas tomber comme un cheveu sur la soupe et c'est très agréable.
En clair, l'autrice nous offre une histoire à rebondissements à la marge de plusieurs genres sans tomber dans du too much et de l'improbable. Cela permet vraiment un très bon moment de lecture.

Le bémol, parce que oui j'ai toujours un bémol comme d'habitude 😜, je me suis un peu perdue dans les dates. En effet, plusieurs évènements anciens se recoupent dans cette histoire et j'avoue que plusieurs fois j'ai perdu le fil.

A part ça, je recommande cette lecture si vous avez envie d'un mélange des genres très réussi 😊.

29 août 2018

Le cycle d'Oz, volume 1 : Le Magicien d'Oz - Le Merveilleux Pays d'Oz 🌻🌻🌻🌻🌻

Auteur(s) : Lyman Franck Baum
Saga : Le Cycle d'Oz
Genre : Fantasy - Jeunesse
Edition : Éditions du Cherche-Midi - 2013
Nombres de pages : 392


Le Magicien d'Oz raconte l'histoire de Dorothy, une petite fille qui vit au Kansas chez son oncle et sa tante. Emportée par un cyclone avec son chien Toto, elle se retrouve dans un étrange pays où, avec l'aide de compagnons un peu bizarres – un épouvantail, un homme en fer-blanc et un lion froussard –, elle va affronter non seulement une sorcière particulièrement cruelle, mais aussi des tigres, des singes volants, des loups affamés, une araignée géante...

Le Merveilleux Pays d'Oz est la suite du Magicien d'Oz. Le lecteur y fait la rencontre de Tip, un jeune garçon contraint de servir la sorcière Mombi et qui finit par s'échapper avec Jack, un drôle de bonhomme en bois à tête de citrouille. Ensemble, ils vont s'aventurer dans une contrée merveilleuse et affronter de nombreuses épreuves.



Qu'est-ce que j'en pense ? 


Fan inconditionnelle du film de 1939 depuis d'aussi loin que je m'en souvienne et ayant eu lorsque j'étais petite une cassette audio (coup de vieux bonjour 😆 !) de l'histoire, j'ai eu envie de me plonger dans le livre originel. Et quitte à le faire autant ne pas lire seulement le tome 1 du Cycle d'Oz mais bien tout le cycle, comprenant 6 tomes édités en France.

Grâce à ce premier volume j'ai pu avec délectation me replonger dans mon enfance chérie et que ça fait du bien 😄. Surtout quand d'un coup après un super été ensoleillé, ce filou de soleil se met à se cacher derrière les nuages nous privant de cette lumière si agréable 😉.

Pour le premier tome ma critique ne va pas être très surprenante : je suis toujours aussi amoureuse de cet univers ! C'était magique, drôle, coloré, bref c'était Le Magicien d'Oz dans toute sa splendeur💚!
Pour les personnes qui ne connaissent ce livre que de nom, si vous vous lancez n'oubliez pas que ce roman est un conte pour enfants d'un nouveau genre écrit en 1900 et on est donc bien dans une lecture très jeunesse. Soyez dans cet état d'esprit si vous décidez de vous mettre au Cycle de Lyman Franck Baum.

Alors pourquoi ce volume 1 n'est pas un coup de cœur ? Eh bien parce que j'ai quelques petites choses à redire sur l'intrigue du Merveilleux Pays d'Oz. L'univers est identique, les personnages si particuliers sont du même ton que le premier opus (on retrouve d'ailleurs nos amis l’Épouvantail et Le Bûcheron de Fer Blanc) c'est drôle, les personnages sont lancés dans un quête, bref tout pour me plaire et me relancer dans ce cocon tout doux qu'est le monde de l'auteur.
Mais malheureusement, je suis mitigée sur l'aspect donné aux méchants de l'histoire. En effet, l'image de la gente féminine y est représentée de façon très stéréotypée et ça, ça a le don de légèrement déranger ma lecture.
Bien entendu, le fait de me rappeler que ce livre a été écrit en 1904 m'a permis de relativiser lors de ma lecture, mais cela reste cependant un peu désagréable.

Mais vous l'aurez compris je suis complètement conquise par ce monde, ces personnages et ce depuis ma petite enfance et cela fait que de façon générale, mon avis reste très très positif 😊.

21 août 2018

Museum, killing in the rain - Volume 1 🌻🌻🌻🌻

Auteur(s) : Ryôsuke Tomoe
Saga : Museum, killing in the rain
Genre : Manga - Seinen
Edition : Éditions Pika - 2017
Nombres de pages : 336




Une femme dévorée par des chiens, un homme découpé en petits morceaux… Une série de meurtres, un seul indice… une signature sur chaque scène, un petit message laconique, un verdict inscrit sur un papier. Le lieutenant Sawamura, secondé par le sergent Nishino, enquête mais manque cruellement de pistes. Et pour ne rien arranger, Sawamura n'arrive plus à joindre sa femme qui a quitté le domicile conjugal avec leur fils…







Qu'est-ce que j'en pense ? 

Sur les conseils de la booktubeuse Too Face Lizzie qui avait vraiment aimé cette duologie d'intégrales de la saga manga de Ryôsuke Tomoe, je me suis laissée tenter par ce manga thriller/horreur 🗡.

Ça faisait très longtemps que je n'avais pas lu de manga. Comme beaucoup de personnes en France et ailleurs, j'ai eu une très grosse période de mon adolescence vouée à la lecture des mangas. Puis je m'en suis un peu éloignée, sans trop savoir pourquoi d'ailleurs 😶.
J'avoue que récemment j'ai eu envie de m'y remettre mais pour découvrir un genre que je n'avais quasiment jamais lu, à savoir le manga adulte, le seinen.
Les histoires glauques ou terrifiantes que promettent cette face du monde de l'illustré japonais me faisaient pas mal de l’œil, jusqu'à ce que ma route croise Museum. En plus, de découvrir ce genre, j'ai également découvert les mangas grand format, les grandes planches permettant de bien rechercher les plus petits détails, c'est vraiment très agréable. Ça m'a un peu donné l'impression d'être une novice dans la mangasphère 👍.

Bon que dire à part que cette histoire est juste parfaitement ficelée. Les intrigues s'enchaînent sans répit pour le lecteur et les déductions du lieutenant, personnage principal de l'histoire, sont bien argumentées.
Petit bonus pour l'antagoniste psychopathe qui a sa propre logique, ses propres tares personnelles et qui croise si souvent Sawamura dans sa vie de tous les jours qu'il nous en donne des frissons 🐸.

Ce livre est une très bonne lecture qui me donne très fortement envie de me relancer dans le monde du manga, notamment dans celui du seinen thriller/horreur qui m'intrigue pas mal. Cependant ce opus me laisse un peu sur ma faim, j'espère que la deuxième intégrale sublimera ma lecture de cette saga.

3 août 2018

Sanctuaires 🌻🌻🌻🌻🌻

Auteur(s) : Clélie Avit
Saga : La saga des Quatre Éléments
Genre : Fantasy
Edition : Éditions du Masque (MSK) - 2016
Nombres de pages : 439


Les Vents, les Terres, les Eaux, les Feux. Quatre éléments, quatre territoires : la Friyie. Quand Ériana a rencontré Setrian, jeune messager des Vents, elle ignorait tout du danger qui menaçait le pays , de la prophétie qui la désignait et des pouvoirs qu’elle détenait. Il aura fallu une quête en territoire des Terres, un périple riche d’aventures et de rencontres, et l’affrontement avec les membres du terrible Velpa pour qu’elle s’accepte comme celle qui sauvera les quatre communautés. Après les Messagers des Vents, Clélie Avit continue avec Sanctuaires sa généreuse et palpitante saga fantastique. Ériana, affranchie de ses doutes et sous la précieuse protection de Setrian, poursuit la vaste mission qu’elle s’est vue confier par le conseil des Vents. Pour cela, elle va au-devant des quatre éléments, de son apprentissage et des connaissances révélées par la prophétie. Mais la prophétie n’en finit pas de dévoiler ses secrets, et les obstacles seront au rendez-vous, plus douloureux que jamais.


Qu'est-ce que j'en pense ? 

J'avais très envie de continuer cette saga et le temps permettant des fins d'après-midi posée à la plage, je me suis dit que c'était le moment parfait 🌞.

Eh bien, pour ce qui est de l'écriture, elle est fidèle au tome 1 et c'est très agréable car cela permet à l'histoire de rester fluide et constante. Dans ce deuxième tome, plusieurs groupes se forment et cela impacte l'histoire et la façon dont Clélie Avit doit rédiger son roman. De ce fait, le récit est entrecoupé de sauts dans l'espace permettant de passer d'une équipe à l'autre. Cela donne du rythme et du dynamisme à l'intrigue et ce n'est pas pour me déplaire 😊.

Après la forme, parlons du fond. L'histoire reprend pile à l'endroit où le tome 1 nous avait laissé ce qui accentue cet effet de fluidité dans le passage d'un tome à l'autre. Et pour ceux qui, comme moi, ont laissé un peu de temps passer entre la lecture du 1 et du 2, des petits rappels sont placés çà et là, par petites touches ce qui n'alourdit pas le début du livre avec un effet "previously in la saga des Quatre Éléments" 😆.
La nature des péripéties changent un peu, de nouvelles alliances font surface et permet de surprendre un peu le lecteur. Petit plus pour le personnage de Gabrielle qui, dans cet opus prend une plus grande part dans l'histoire et nous la voyons voir autrement que dans le premier tome, elle gagne nettement en profondeur au niveau de sa personnalité.

Cependant comme dans Les messagers des vents la romance principale était encore un peu trop mièvre à mon goût. Du "je t'aime", "moi aussi", "mais je ne peux pas être ce que tu attends de moi", "je ne suis pas digne de te protéger" en veux-tu en voilà, c'est too much pour moi (déso, pas déso 😆). La deuxième intrigue amoureuse qui se met en place entre deux autres personnages, elle, m'a plus plu. Elle est plus subtile, moins "facile" et j'ai apprécié lire les chapitres développant ces sentiments plus contrastés.

Enfin, la fin est très sympa et donne clairement envie de lire le tome 3. Mais je lance un warning 🚨!
Je sens dans ces derniers chapitres les prémices d'un triangle amoureux et c'est clairement pas un bon point pour moi... J'espère que ça n'était qu'un moment passager et que l'ont va vite oublier cette petite tentative de trio.

17 juil. 2018

La boîteuse 🌻🌻🌻🌻

Auteur(s) : Françoise Grard
Saga : ∅
Genre : Thriller - Jeunesse
Edition : Gulf Stream éditeur - 2016
Nombres de pages : 245


Je n'aurais pu dire pourquoi cette certitude se glissait en moi comme un serpent froid entre mes omoplates. Seulement que je savais que mon salut ne passerait plus par lui ; une évidence monstrueuse qui ne me révoltait même pas. Wilfred ne viendrait plus.
Trahie par Wilfred, qui l'a abandonnée seule et blessée au milieu des Highlands désertes, Aurore, revenue infirme d'Ecosse, se protège des autres et de l'amour comme elle le peut. La jeune femme se reconstruit à tâtons et étouffe en elle colère et angoisses, bien décidée à ne plus jamais entendre parler de celui qu'elle a tant aimé. Mais à la suite d'étranges révélations et de signes inquiétants, elle doit se résigner, malgré elle, à remonter sa piste. Tandis que le mystère s'épaissit, elle s'aperçoit que, prise au piège des apparences, elle s'est trompée sur lui. Découvrir la vérité sur Wilfred entraînera la jeune fille au coeur de lourds secrets et d'un terrible drame familial.



Qu'est-ce que j'en pense ? 

J'ai enchaîné ma lecture de juin du Gulf Stream Challenge (#gulfstreamchallenge sur Instagram) avec celle de juillet, La boîteuse de Françoise Grard.

Et mon avis sera en demies-teintes.

Premièrement, j'ai aimé la façon d'écrire de l'autrice. Pendant que je parcourais le livre au début, la description de l'accident, de la douleur, des difficultés de se déplacer m'ont touchée sentimentalement et même physiquement. En effet, il y a quelques années je me suis blessée très fortement. Pas autant qu'Aurore heureusement pour moi mais j'ai eu une convalescence lente et des pics de douleur à ma cheville très aigus. Et lorsque que je lisais l'histoire, j'avais des réminiscence de ma douleur passée. Ce qui me fait dire que, sur moi, la plume de Françoise Grard a été immersive.
Bien entendu, mon passé a joué une grand part dans mon appréciation, mais je pense qu'elle saura vous trouver même sans avoir expérimenté ce genre de blessure.
J'étais happée dans cette histoire d'abandon, de rejet, de reconstruction. J'ai beaucoup apprécié le côté ni blanc ni noir des sentiments d'Aurore. En effet, même quand une personne nous a fait du mal, si on l'a aimé profondément, on le déteste mais nos sentiments passés ne disparaissent pas d'un coup de baguette magique. Dans ce roman, l'autrice nous montre bien cette ambivalence dans la tête et le cœur de son personnage principal.

Mais passons à l'aspect que j'ai moins aimé : la fin. Et oui, l'autrice a bien développé à mon goût les 2 premiers tiers de son roman, j'étais plongée dans cette recherche de la vérité et la fin retombe comme un soufflé (j'aime bien cette expression en ce moment 😆). On a presque l'impression que l'autrice a dû se dépêcher de trouver une fin alors qu'elle n'était pas inspirée et, malheureusement, ce n'est pas du tout cohérent et crédible, de mon point de vue.

C'est vraiment dommage car je pense que Françoise Grard avait ce qu'il fallait pour créer une meilleure fin, au vue du début de son ouvrage. Cependant, malgré cela, j'ai passé un très bon moment de lecture 😊.

15 juil. 2018

Sang-de-lune 🔥🔥🔥🔥🔥

Auteur(s) : Charlotte Bousquet
Saga : ∅
Genre : Science-Fiction - Jeunesse
Edition : Gulf Stream éditeur - 2016
Nombres de pages : 312




Alta. Une cité où les femmes sont soumises à l'autorité des fils-du-soleil. Gia, comme toutes les sang-de-lune, doit docilement se plier aux règles édictées par le conseil des Sept, sous peine de réclusion, ou pire, de mort. Impossible d'échapper au joug de cette société où règne la terreur. Pourtant, le jour où sa petite soeur Arienn découvre la carte d'un monde inconnu, les deux jeunes filles se prennent à rêver à une possible liberté. Mais ce rêve est bientôt menacé par l'annonce du mariage de Gia. Le temps presse, elles doivent fuir. Or, pour atteindre ce monde mystérieux qui cristallise leurs espoirs, toutes deux doivent traverser les Régions Libres, un territoire effrayant où cohabitent hordes barbares et créatures monstrueuses, issues de la matière même de l'obscurité.



Qu'est-ce que j'en pense ? 

Lecture de juin de mon Challenge Gulf Stream, ce roman est un coup de cœur complet 💙! 

Par où commencer ? D'abord, comme dans Là où tombent les anges, la plume est fluide et va directement à l'essentiel, ce qui accentue les passages violents autant physiquement que mentalement. De plus l'écriture de Charlotte Bousquet est fortement imagée. En effet, grâce à ses descriptions, elle nous fait entrer dans son monde et pendant toute la lecture nous nous retrouvons dans ce monde très sombre, terne et plutôt froid (couleurs bleue, violet, beige...). Cette ambiance fait opposition aux puits de lumière et au Soleil de manière générale, divinité au cœur de cette civilisation.

Tiens parlons de cette civilisation justement. L'autrice arrive très bien à décrire la dualité entre soumission et rébellion qui se créer dans l'esprit de l'héroïne. De plus, elle arrive à nous donner un sentiment d'injustice et même, pour ma part, de colère en découvrant les principes de ce monde si misogyne (et c'est peu de le dire 😡 !).

Dans la seconde partie de l'histoire, les différents sentiments de Gia sont magnifiquement développés sans tomber dans le pathos gratuit et pour ça je tire mon chapeau à Charlotte Bousquet !
Sans oublier un énorme point positif pour la lectrice que je suis, il n'existe pas dans cette histoire de love interest sans but et c'est tellement rafraichissant dans un livre Young Adult. Les intrigues amoureuses sont toujours sporadiques et expliquent certaines réactions des personnages, ce ne sont pas des sentiments lancés comme ça sans réflexion. A noter également des amours homosexuels qui ne sont pas sur-expliqués, pour les justifier comme on  le retrouve souvent. Ici ce sont des sentiments, point. Pas de distinction et encore une fois merci Charlotte Bousquet pour cela 👍.

Bref vous comprendrez que je suis tombée carrément amoureuse de ce livre et je conseille et re-conseille pour tout ceux qui souhaite une première approche de la littérature féministe 😊.

4 juil. 2018

Le poison de la vérité 🌻🌻🌻🌻

Auteur(s) : Kathleen Barber
Saga : ∅
Genre : Thriller
Edition : Michel Lafon - 2018
Nombres de pages : 398




Josie et Caleb filent le parfait amour à New York. Ce que Caleb ignore, c’est que Josie a changé d’identité quelques années auparavant. Elle avait 15 ans et vivait dans l’Illinois lorsque sa vie a basculé. Son père a été abattu d’une balle en pleine tête dans leur maison. Lanie, sa sœur jumelle, a assisté à la scène et a accusé Warren, leur jeune voisin, condamné à perpétuité. Alors quand Josie découvre qu’un podcast écrit par la journaliste Poppy Parnell, et suivi par des millions d’Américains, reprend l’enquête, dans le but d’innocenter Warren, elle prend peur. Car ce podcast pourrait bien remettre toute sa vie en question. Et révéler une vérité que Josie n’est peut-être pas prête à entendre.


Qu'est-ce que j'en pense ? 

Et voici l'heure de ma dernière chronique issue des partenariats Livraddict. Je les remercie ainsi que les éditions Michel Lafon pour leur confiance et m'excuse pour le retard de ma publication, mon ordinateur n'a semble-t-il pas apprécié ces derniers jours de beau temps et de chaleur. Mais tout est rentré dans l'ordre alors allons-y 💪 !

La première chose qui m'a beaucoup plu est la façon dont l'autrice a écrit son roman. En effet, cette intrigue est écrite sous plusieurs formes. Une narration à la première personne majoritairement mais elle intègre également des supports "numériques" à sa rédaction, à savoir la retranscription d'un podcast (qui va lancer l'histoire), des tweets ou encore des messages de forum. Cela permet d'apporter un côté moderne à l'histoire et j'ai trouvé ce parti-pris très intéressant 😃.

L'histoire en elle même est très sympa, fan d'intrigues policières et de "cold-case" je ne pouvais qu'adhérer. Mais, je trouve que le récit est inégal.
La première partie de l'ouvrage m'a happée et j'ai aimé découvrir le passé de l'héroïne, qu'il soit en rapport direct ou non avec l'affaire criminelle. Cependant je trouve que la deuxième moitié du livre tire en longueur, n'apportant pas vraiment d'intérêt ni d'informations pour l'histoire principale. De plus, cela a accentué "l'effet cheveu sur la soupe" du dénouement du roman. En effet, s'étant perdu dans des trames un peu secondaires pendant un moment, quand arrive les révélations nous sommes un peu sortis du contexte et tout nous arrive un peu trop rapidement et trop facilement à mon goût. Dommage pour ces facilités qui je pense aurait pu être évitées.

Mais en conclusion, cette lecture reste cependant une très bonne lecture, bien qu'inégale, et pourra plaire je pense aux personnes qui se lancent dans la lecture des romans policiers/thrillers.